Terre

Après un an de mission avec les MEP (Missions Etrangères de Paris) en Thaïlande, se pose la question de rentrer en France. Mais mon tempérament de baroudeur ne l’entendais pas tout à fait d’une façon classique.

J’avais dès le départ, envisagé plusieurs options, comme le fait de continuer une seconde année, visiter quelques pays aux alentours, rentrer à pied, en bateau, ou en stop. Au fur et à mesure de la mission, le vélo a fait son apparition. Beaucoup d’avantages, peu d’inconvénients… Bref un retour à vélo semble le meilleur compromis possible.

En revanche je n’envisageais pas de rentrer simplement pour profiter des paysages, il me fallait quelque chose de grand et donnant du sens à ce voyage. C’est là que je me suis rappelé qu’en tant que volontaire MEP, nous sommes envoyés au service de nos frères Chrétiens, dans un diocèse d’Asie. J’ai donc perçu que relier le diocèse de Chiang Mai où j’ai servi cette année, et celui de Paris d’où je viens ; en visitant des communautés Chrétiennes existantes sur la route, était le meilleur moyen pour rentrer. Le projet consiste donc à donner la parole à ces Chrétiens inconnus en Occident, vivant très souvent dans des conditions difficiles leur Foi. C’est aussi remonter le fil de ce lien entre l’Asie et l’Europe, Chiang Mai et Paris, 2 diocèses dans lesquels j’aurai servi et donné une part de moi-même.

C’est donc plus de 7 mois qui me seront nécessaires, 15 000 km à vélo, bus, camion, des centaines de milliers de coups de pédale, et pas mal de volonté !