Relier à Paris, depuis mon lieu de mission en Thaïlande. Voilà l’idée première.

Et puis la mission, la découverte de l’autre, d’une culture, cela donne envie d’aller encore plus loin et de découvrir d’autres Chrétiens.

C’est pour cela que j’ai choisi de rentrer à vélo, pour rencontrer les Chrétiens d’Asie, trop souvent oubliés. Leur donner la parole – via ce site – et puis créer un lien entre mon diocèse de mission et celui d’où je viens. Beaucoup de Chrétiens d’Asie vivent en petites communautés, souvent isolées et en forte minorité. Bien loin de nos situations en Europe dans des pays christianisés depuis 2000 ans. La culture très différente rend également la pratique et les us et coutumes différents de ce que nous pouvons connaître. Et pourtant, c’est la même Foi. Récemment un prêtre, Enkh Baatar, a été ordonné en Mongolie, pour la première fois depuis 1000 ans, à Oulan Bator. L’Eglise est vivante et c’est pour faire connaître le plus largement possible en Europe ces chrétiens, que je me lance dans ce retour à vélo.

De plus, c’est aussi l’occasion de témoigner de la vie dans des situations où l’on est minoritaire. Le message d’Amour du Christ est encore plus exigeant.

15 000 km à vélo, mais pas seulement. Car le vélo n’est qu’un moyen, et non un but. Je ne pars pas pour accomplir une performance sportive, mais pour faire connaître aux Français ces Eglises d’Asie que j’ai eu la chance de côtoyer pendant 1 an durant cette mission avec les Missions Etrangères de Paris. Rendre témoignage d’une Foi parfois vécue différemment, mais qui est la même. Le Credo est identique à Mae Woei, Paris, Singapour, Takhet, Hanoi, Dali ou Bichkek. Je veux montrer au monde que le Christ est présent partout dans le monde, et que des communautés existent malgré parfois des difficultés et des persécutions réelles. C’est pour elles que je rentre ainsi en France.

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