Dien Bien Phu, héroïsme et oubli

Dien Bien Phu
09 décembre 2016

Dien Bien Phu.
3 mots qui sonnent et résonnent pour toute personne qui s’intéresse un tant soit peu à l’histoire Française.
57 jours de combats acharnés, sans interruption, où les Français se sont défendus à 1 contre 10 ou 20, jusqu’au bout.
Tournant de la période Indochinoise Française, la ville est désormais anonyme. Comme si rien ne s’était passé.
Les sites sont camouflés & sans presque aucune explication, le monument aux soldats français – sans indications – ; et le musée est simplement à la gloire du général Giap.
Le Viet minh a soigneusement effacé les traces de cette bataille qui ne fût pas si simple que cela et une victoire au prix de sacrifices énormes. Peu de touristes y viennent, et encore moins d’étrangers. ça n’est pas le cœur de l’économie de cette ville loin de là.

La plaine de Dien Bien Phu est aujourd’hui pleine d’activité, avec son lot de camions charriant une marchandise incessante, se croisant sur l’unique route qui va du Laos vers Lao Cai. Difficile d’imaginer qu’il s’est agit d’une des plus grandes batailles post-2nde guerre mondiale. J’ai arpenté ces rizières, aujourd’hui bien rangées, pour comprendre cette décision tactique de s’implanter ici. Le terme « cuvette » est exagéré, vu la taille de la plaine. 18 km sur 7, on a vu plus encaissé. Il s’agissait surtout de pouvoir maîtriser un aéroport, et c’est à peu près le seul endroit à plusieurs centaines de km à la ronde qui est plat sur une aussi grande surface.
En visitant ces endroits, j’ai été pris d’une émotion, oui celle qui prend lorsque l’on visite Verdun, Douaumont, la Somme… Ces lieux où certains ont versé leur sang pour défendre notre Nation, cette terre. Passage presque obligé lorsque j’ai commencé à préparer ma route, et où une communauté chrétienne vit, mais ça c’est une autre histoire encore.
Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, je ne peux que vous recommander le film de Pierre Schoendoerffer « Dien Bien Phu »; qui explique bien le drame de cette bataille.

Lorsque l’on voit la douceur des Laos, Vietnamiens, et la beauté de ces paysages, on comprend mieux pourquoi autant l’aimaient, l’Indo.

Honneur aux braves

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